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Le XIX ème siècle

LE XIXe SIECLE

Pierre Jacques Meslé de Grandclos-Meslé décède en 1806. Son fils, Stanislas, devient maire en 1810. Leurs successeurs continueront leur œuvre. On peut dire que chaque maire, après lui, aura à cœur de moderniser sa commune. Nous avons le plan de Villers-Bocage de cette époque (cadastre de 1836). Les rues sont pour l’essentiel ce qu’elles étaient en 1939. Mais, exceptés le château et l’hospice, tout aura été rebâti pendant cette période.
 
L’église, commencée en 1834, ne sera terminée que vingt ans plus tard. C’est un grand bâtiment rectangulaire dont l’ornementation intérieure est de style néo-dorique. En 1849, la croix de bois qui se trouve entre les routes de Caen et Port-en-Bessin est remplacée par une croix de pierre (emplacement actuel du calvaire route de Bayeux).

Eglise de Villers-Bocage, avant 1944 Eglise de Villers-Bocage, avant 1944

Statue de Richard-Lenoir, avant 1940 Statue de Richard-Lenoir, avant 1940

Au milieu du XIXème siècle, il y eut jusqu’à six écoles à Villers-Bocage : deux écoles communales et quatre écoles libres.
 
Sur la place voisine de la halle aux grains, une statue en bronze de Richard-Lenoir fut inaugurée en 1865. Elle glorifiait ce patron filateur de coton né en 1765 à Epinay-sur-Odon et qui exploita de très nombreuses usines dans la France du Nord, sous le 1er Empire, dont celle qui fut établie dans l’ancienne abbaye d’Aunay-sur-Odon.

Vers la fin du XIX ème siècle, on verra souvent la commune acheter des maisons pour aligner ses rues. Les places sont agrandies. A partir de 1886, on construit un peu partout trottoirs et caniveaux. L’éclairage public se fait alors au pétrole. Une coquette mairie avec campanile est construite. Le rez-de-chaussée est une salle des fêtes ; au premier étage se trouve le bureau du maire, la salle du Conseil, celle de la Justice de Paix et le secrétariat.

Mairie de Villers-Bocage, début du XXe siècle

Gare de Villers-Bocage, début du XXe siècle Gare de Villers-Bocage, début du XXe siècle

En 1880, suite au don d’un petit terrain, une statue en l’honneur de Notre-Dame des Victoires de Paris y sera érigée. Elle existe encore ; nous l’appelons "la Vierge Noire".
 
De 1836 à 1936, la population de Villers-Bocage se stabilise. En 1836, on compte 1 178 habitants ; un siècle plus tard, 1 091 habitants. Cette situation, Villers-Bocage la doit à son marché et tout spécialement à son marché de la viande qui est devenu l’un des plus importants de l’ouest. C’est d’abord pour son service que la gare est construite. Déclarée d’utilité publique en 1881, le tronçon Caen-Aunay-sur-Odon sera mis en service en 1886, le tronçon Aunay-sur-Odon-Vire en 1888. Les quais ont plus de 200 m. de long. On compte parfois cinq à six trains la semaine avec un total de 150 wagons, la plupart formés le mercredi.

Le marché aux bestiaux est un vaste brouhaha de voix et de mugissements. Il y a les marchands locaux. Leur rôle est de rassembler sur le marché les animaux des régions voisines. Ils partent dès le lundi en carriole avec leur "cacheux". Le cacheux est un personnage très typique du monde agricole. Le patron rentrera à Villers avec sa voiture, mais le cacheux fera la route à pied avec les bêtes. L’hiver, quand les routes sont mauvaises. il faudra ferrer les vaches avant de partir.

Marché aux bestiaux, début du XXe siècle Marché aux bestiaux, début du XXe siècle