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La seconde guerre mondiale

LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Lors de la Seconde Guerre mondiale, dès l’offensive allemande du mois de mai 1940, trois jeunes gens de Villers-Bocage perdent la vie. Dans la nuit du 19 au 20 juin, les premiers commandos allemands investissent la ville et, le 1er juillet, c’est l’occupation. Au début de juillet les Allemands réquisitionnent le château, les écoles et s’installent chez les particuliers. Nous rentrons dans une période de rationnement et son pendant : le marché noir. Le couvre-feu est instauré.

char Tigre détruit dans la rue principale.Char Tigre détruit dans la rue principale.

Malgré tous les dangers, quelques habitants n’ont pas hésité à entrer en résistance : - Madame Marguerite, Monsieur Huet et Monsieur Briard uniront leurs efforts pour procurer des faux papiers et sauver ainsi bien des vies. Madame Marguerite sera arrêtée et déportée au camp de Ravensbrück pendant près d’un an, tandis que Monsieur Briard décèdera en mars 1944 à son arrivée au camp de Mathahausen. Monsieur Huet ne sera pas arrêté, il sera victime d’un mitraillage lorsqu’il faudra évacuer Villers-Bocage. D’autres habitants de Villers intègreront la résistance : dans le réseau ’’Hector’’, Messieurs Le Baron, Doublet, Chiron, Thorel, Aubin, ou dans le réseau ’’Alliance’’ auquel Monsieur Jean Caby prendra une part très importante. C’est l’agent radio qui organisera un véritable réseau de renseignements. Arrêté par les Allemands, il sera longuement interrogé, frappé et torturé. La plupart sera déportée ou fusillée.

RuinesRuines

Le 13 juin 1944, à 8h45, la 7ème D.B. britannique est à Villers-Bocage. Elle traverse le bourg sans difficulté car les éléments allemands du train sont partis de la veille. Par contre, dès sa sortie de Villers en direction de Caen, elle rencontre les "Tiger" de Michel Wittmann (l’as aux 119 victoires sur le front russe). Un seul est en état de se déplacer et quatre autres endommagés peuvent encore servir. Mais dès que l’alerte est donnée, huit autres chars allemands viennent à la rescousse. Toute la colonne anglaise est mitraillée et les chars britanniques demeurés dans Villers-Bocage sont détruits les uns après les autres.

Pour s’emparer de Caen, Montgomery va établir un barrage entre Tilly et Evrecy. Pour protéger l’attaque de la cote 112, un violent bombardement a lieu sur Villers-Bocage. Le 29 juin le clocher s’écroule et le 30, 250 avions viennent déverser sur l’agglomération 1 350 tonnes de bombes. C’est l’écrasement total du bourg. Ce jour-là, il y a six nouveaux tués et de nombreux blessés.
A partir du 30 juin 1944, il n’y a plus de vie à Villers-Bocage qu’au château. Madame de Clermont-Tonnerre organise les secours devenus nécessaires. On enterre les morts dans le parc, les Anglais et les Allemands séparément. Une salle de soins et de chirurgie est aménagée dans les sous-sols du château. On installe, dans trois chambres au deuxième étage, une maternité. Elle y restera jusqu’en 1948 et 457 enfants y naîtront.
Les bombardements se renouvelleront les 13, 14 et 20 juillet. Il reste 40 maisons endommagées sur 520. Villers-Bocage est détruit à 90%. Le 24 avril 1949, l’attribution de la Croix de Guerre avec citation à l’Ordre de la Division, atteste ainsi l’importance des sacrifices accomplis.